La production est essentiellement orientée vers la culture vivrière, dont les principaux produits sont les bananes plantain, le manioc, le maïs et le riz. De petits volumes de cacao, de café, d’huile de palme et d’arachide sont cultivés pour l’exportation. Cette situation rend le Gabon largement tributaire des importations alimentaires.
La principale activité du secteur primaire est en fait celle du bois, deuxième ressource naturelle du pays. Le Gabon est notamment le premier producteur mondial d’okoumé, un bois tendre utilisé pour le contreplaqué. Le pays cherche à préserver et à valoriser la forêt tropicale par la création à partir de 2002 d’une dizaine de parcs nationaux, qui représentent plus de 10 % du territoire.
L’économie du Gabon repose très largement sur l’exploitation de ses ressources naturelles, notamment du pétrole, qui entre pour près de 50% dans son PIB (4,97 millions de dollars en 2002) et représente plus de 80 % de ses exportations. Cette rente pétrolière, conjuguée à la faible population gabonaise, explique que le Gabon ait un PNB par habitant parmi les plus élevés de l’Afrique subsaharienne (3 340 dollars en 2003). Toutefois, la redistribution des richesses nationales est très inégale et la pauvreté affecte 60 %de la population.
Étroitement dépendante du pétrole et par conséquent exposée aux fluctuations de la conjoncture internationale et à l’épuisement des réserves, l’économie gabonaise connaît une grave crise à la fin des années 1990 (chute du PIB, augmentation de la dette intérieure, départ des investisseurs étrangers, etc.). Parvenu à un accord avec le FMI en 2000, l’État gabonais s’emploie à réduire les dépenses publiques et les dépassements budgétaires, ainsi qu’à mettre en œuvre un programme de privatisations et une politique de diversification de l’économie vers les mines, les services, les infrastructures, la filière bois, le tourisme et l’agriculture.
encarta 2005 |